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Vous avez entendu parler de la réforme du bingo...
Attendiez-vous vraiment ce genre de réforme ??
On vous invite à donner vos commentaires à la section FORUM
Pour avoir ces documents: Voir les liens ci dessous:
- Les nouvelles règles - Format PDF et de règlements - Format PDF de bingo produit par la RÉGIE DES ALCOOLS, DES COURSES ET DES JEUX DU QUÉBEC
Cette réforme sera mise en application dès le 1 juin 2008. Il est donc important d'en prendre connaissance et même d'en maîtriser les principales parties... L'avenir de votre bingo en dépend.
- Du 15 au 30 janvier 2008, la RACJ tiendra de nombreuses séances d'information dans diverses régions du Québec... Soyez-Y !! Préparez vos questions et surtout, assurez-vous d'avoir des réponses !! Les dates et coordonnées de ces rencontres devraient être disponibles sur le site de la RACJ dès le début janvier 2008.
Vous voulez connaitre la position de Bingo-Lib Québec... Cliquez sur le lien ci dessous pour lire le dernier communiqué de presse produit le 28 décembre 2007
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
Adoption de la nouvelle règlementation en matière de bingo
Québec, le 28 décembre 2007. Le Conseil des ministres, lors de sa séance du 12 décembre 2007, aadopté le Règlement sur les bingos et modifiant le Règlement sur lessystèmes de loteries et approuvé les Règles sur les bingos.
Ces documents sont disponibles à la section « Archives » et aussi sur le site de la « Régie des alcools, des courses et des jeux ».
Doit-onapplaudir ou pleurer… On doit reconnaître que l’adoption d’une réformedu bingo répond à un consensus, celui d’avoir enfin une réforme. Dansune situation où la quasi totalité des organismes détenteurs de permisde bingo « mangent leur bas » alors que d’autres ont déjà abandonné, ilfallait bien que nos politiciens accouchent.
Parlons-en !
Cetteréforme confirme la volonté du gouvernement de transformer ce moyenconvivial de financement des organismes charitables et religieux en uneindustrie où les organismes bénéficiaires deviennent dès lors desclients de la RACJ. Qui dit client, dit comptoir de services,concurrence et libre marché.
Autrement dit, La RACJ a choisi devendre des licences de bingo à tous les organismes qui en demandent. Et elle laisse le soin aux gestionnaires de salles de retenir ceuxqu’ils veulent bien.
Quelques précisions sur les éléments importants de la réforme :
Pourles organismes qui gèrent eux-mêmes leur bingo, seuls les plusagressifs en affaires auront une chance de s’en tirer. Vous devrezévidemment laisser au placard votre sens civique et vos réflexionscommunautaires pour vous transformer en loups assoiffés où le profitsera le seul objectif. Tous les coups ne sont pas nécessairementpermis, mais comme les lois du marché n’ont de limite que les excès, ilvous faudra évidemment aller piger dans la cours du voisin tout en vousassurant de bien fidéliser votre clientèle et d’assurer un attraitmaximal de vos produits…
Pour les organismes locataires;sachez que le gestionnaire de votre bingo a toute autorité sur cedernier. C’est ce gestionnaire qui a autorité notamment d’accepter oude refuser un organisme dans sa salle. Devriez-vous apprendre à êtregentil avec votre gestionnaire ? Comment vous sentirez-vous dans lerôle du parasite?
Évidemment que vous recevrez votre 45% desprofits après avoir déduit le 55% qui revient au très saintgestionnaire et les taxes que vous devrez soustraire de votrepourcentage.
Le moratoire est maintenant levé. Tous lesorganismes intéressés à conserver leur permis ou à s’inscrire à cettesource de financement devront postuler auprès de la RACJ avant le 1eravril 2008. Aucune priorité ne sera garantie aux détenteurs de permisactuels. Si vous utilisez les services d’un gestionnaire de salle,vous devrez préalablement vous entendre avec ce dernier. Bien entenduque Bingo-Lib Québec favorise les salles de bingo communautaire. Ilest clair pour nous que la gestion communautaire d’une salle de bingoest de loin supérieure à la gestion par un privé.
Le jeu :Vos « clients » pourront utiliser des « appareils de vérification ». L’utilisation de ces appareils vise à augmenter l’investissement de vosclients dans votre bingo. En conséquence, vous devrez vous attendre àune augmentation des ventes de « pads ». Devrez-vous vous attendreaussi à une augmentation des problématiques pathologiques liées au jeu,mais peut-être que là ne sera pas votre intérêt, restons-en donc aujeu. Il faudra probablement prévoir des moyens pour calmer les ardeurs(agressivité) de certains joueurs qui auront investi plus que leurpossibilité, mais là encore, peut-être que des interventions policièresde temps à autre seront suffisantes. Après tout, n’est-ce pas le prixà payer pour financer nos organismes dans une logique delibre-concurrence et de profits à tout prix?
Vous aurez droit d’offrir des jeux cumulatifs sur des périodes de 30 jours pour un maximum de 7,500$ par lot.
Lapériode de jeux est allongée et est maintenant plus proche de l’horairedes casinos et des Ludoplex. Ainsi, vous pourrez faire du bingo de 8hle matin à 3h dans la nuit.
Période d’information
Ladirection de la RACJ a prévue une tournée des régions du 15 au 30janvier 2008, pour présenter cette réforme. BLQ vous invite fortementà assister à l’une ou l’autre de ces rencontres. Il est vraimentimportant de bien maîtriser ces nouvelles règles pour assurer à votrebingo sa survie et son efficacité dans ce nouveau monde de « libreconcurrence ».
Et comme le mentionnait M. Denis Racicot, président de la Régie « Il appartient à tout le monde d’en faire un succès ».
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR PUBLICATION IMMÉDIATE
«C’est que notre propre équilibre en est l’enjeu
Alors que nous sommes soumis aux fausses règles de ce jeu»
(Pastiche de «Le moi et le je» de Serge Gainsbourg)
Montréal, le mercredi, 20 juin 2007 — Bingo-Lib Québec (BLQ), un regroupement d’organismes charitables et religieux détenteurs d’une licence de bingo, s’objecte à la commercialisation du jeu de bingo comme le prévoit la RACJ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec).
Un nouveau projet de réforme du bingo élaboré par la RACJ semble plaire au gouvernement. Dernièrement adopté par le Conseil des ministres cette réforme du bingo devrait prendre place en octobre prochain en remplacement de la dernière réforme de 1997.
Ce projet de réforme risque bien de passer parce que les organismes, vidés de leurs revenus, sont épuisés. La grande majorité jugent avec raison que le statu quo n'est plus vivable. Mais Bingo-Lib ne croit pas que le projet de réforme proposé va régler de façon positive les difficultés que vivent les organismes depuis une dizaine d'années.
Dix années de passées, plusieurs dizaines de salles de bingo en moins et plusieurs centaines d’organismes y ont aussi laissé leur chemise. Cette réforme de 1997 visait à colmater la brèche largement exploitée par des propriétaires de salles privées qui avaient sollicité des centaines d’organismes charitables en leur offrant d’organiser pour eux (clef en main) un bingo aux revenus appréciables. Du début des années ’90, ces nouvelles grosses salles privées offraient une concurrence déloyale aux salles paroissiales et salles communautaires. Tous les coups étaient bons pour arracher la clientèle jusque là fidèle aux organismes locaux pour les amener à dépenser sans limite dans un environnement commercial.
À l’adoption de cette réforme de 1997, un moratoire fut aussi imposé et ce, en reconnaissance du fait qu’il y avait un trop grand nombre de permis de bingo en circulation qui empêchaient la rentabilité de ceux-ci. En même temps que cette réforme, on vit apparaître la Société des bingos du Québec (filiale de Loto-Québec) qui disait avoir le mandat d’aider les organismes charitables et religieux à relancer « l’industrie du bingo »… Et voilà que l’activité d’autofinancement des organismes et des paroisses se transformait donc en une industrie condamnée aux règles du marché économique…
Mouture de « Libre marché »
Que nous réserve donc cette dernière mouture de réforme ?
-Une levée du moratoire pour que s’applique pleinement les règles du libre marché;
-Une augmentation majeure de l’offre de prix pour les grosses salles, question d’attirer de nouvelles « clientèles »;
-Une augmentation d’avantages pour la formule « clef en main » offert par les grosses salles;
Ce sont les principaux éléments qu’ont appris quelques représentants du monde du bingo convoqués par le président de la RACJ mercredi matin le 6 juin dernier lors d’une séance de présentation du projet de réforme.
Bingo-Lib Québec considère que ce projet de réforme est une brique supplémentaire à l'édifice du contrôle du jeu de bingo par Loto-Québec. Cette réforme est une étape supplémentaire dans le processus de déresponsabilisation des organismes bénéficiaires. Cette réforme assurera une nouvelle étape de concentration des bingos dans des salles de moins en moins nombreuses qui auront à se concurrencer dans un monde de "libre marché". Fini le temps de la convivialité et en route vers une véritable INDUSTRIE DU BINGO.
Prochaine étape: une consultation qui a commencé le 6 juin pour une période de 45 jours se terminant le 21 juillet prochain. Après quoi, le président de la RACJ et ses acolytes travailleront à "FAIRE PASSER" le projet de réforme dans l'appareil politique.
La table est mise pour permettre à plus ou moins court terme à Loto-Québec de ramasser les salles restantes pour le prix des hypothèques. Loto-Québec arrivera, tel un sauveur, pour décharger les organismes de leur endettement et de charges sociales pour lesquelles on dira qu'ils auront prouvé leur incompétences dans la gestion...
Comment les organismes réussiront maintenant à s'en sortir ??? Personne n'a les moyens de concurrencer la machine à rêves de Loto-Québec qui a su, depuis les dix dernières années, dévaliser les marges de profits des organismes... Les organismes n'ont absolument pas les moyens de se financer un regroupement. Ils peinent à réaliser de maigres profits pour maintenir des interventions qui s'effritent comme peau de chagrin.
À cette rencontre du 6 juin, autour de la table siégeaient :
2 représentants de la RACJ, fiers de leur projet de réforme
2 représentants de l'association des propriétaires de salles privées, surement très heureux de se voir garantir un plus grand contrôle des bingo de leurs salles ;
2 représentants des propriétaires de salles communautaires (ABCRQ) ;
2 représentants de ROBIN, regroupement bénévole dont le financement fut coupé par la SACA il y a 4 ans ;
2 représentants du Forum des bingo, organisme officiellement reconnu comme l’UNIQUE regroupement officiel dans la réforme de 1997 et mis en place par l'ex-ministre et que le gouvernement libéral a cessé de financé il y a 3 ans) ;
2 représentants de Bingo-Lib, regroupement bénévole dont le financement fut coupé par la SACA il y a 4 ans.
Les millions dont bénéficiaient ces centaines d'organismes fondent plus vite que les glaciers du grand nord... Des organismes disparaissent, des petites et des grandes salles ferment régulièrement.... Ce sont des organismes qui majoritairement travaillent dans l'ombre depuis presque toujours, bien souvent financés uniquement par leur bingo hebdomadaire. Ils faisaient partie de notre culture populaire, de nos ressources communautaires en utilisant le bingo comme financement et aussi comme moyen de loisir social pour les fidèles qui les appuyaient.
L’avenir…
Que peut-on maintenant espérer ? Peut-on encore voir une façon de sortir le bingo des griffes de l’État qui semble bien se pourvoir pour un contrôle absolu de cette formule de jeux ? Pouvons-nous croire que l’État, dans un revirement de bonne conscience, se retournera soudainement pour redonner aux organismes communautaires le plein contrôle de cette importante source de financement ?
Il faut admettre que les efforts des dix dernière années à dénigrer l’approche sociale et la convivialité du jeu de bingo ont fait leur chemin. Les participants à cette activité se sont transformés en joueurs de plus en plus compulsif où les sourires et la bonne humeur sont remplacés par la rage, les pleurs, des serrements de dents et des portefeuilles vides… Les professionnels de Loto-Québec ont gagné.
Une solution
Pour Bingo-Lib Québec, la seule solution valable serait de compenser financièrement ces centaines d’organismes détenteurs de permis de bingo en incluant une indexation annuelle au moins équivalente au coût de la vie.
De plus, en regard des préjudices causés par le projet de réforme de 1997, tous les organismes alors bénéficiaires du bingo devraient être inclus dans ce programme de compensation.
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